Comment oser faire un pas de côté ?

Les avancées pour soi sont bien souvent perçues comme des reculs pour les autres
Je fais depuis 24 mois l’expérience du Livre : « Du repli à l’avancée » de MP Dillenseger (Mama Editions).
Je mesure la puissance du « petit à petit », de la magie sur mon corps, de la rééducation, du réalignement, des progrès produits par la réitération quotidienne de ces tous petits gestes … Qui changent tout et pour toujours !
Etre sa priorité et se remettre en mouvement
Bien plus puissantes que les bonnes résolutions « de début d’année », la persévérance et la régularité sont plus transformatrices et indolores qu’on ne le pense.
J’ai vécu dans mon corps la puissance de ces micro-changements du quotidien : la routine puissante de ces quelques minutes de marche pour prendre l’air ; la joie de se mettre en mouvement ; l’abnégation pour gagner ces quelques millimètres et degrés de souplesse dans les articulations…
Semaines après semaines, mois après mois… De force dans mes muscles, pour me permettre de me relever, de me réaligner.
1 an de « digital détox ». Effets bénéfiques sur la mise en distanciation de tous ces outils de « réseau »…. Chronophages, incitateurs au scrolling intempestif dans des moments souvent inopportuns, voir néfaste pour la relation aux autres. Certes ils ont des apports, mais, trop souvent, on se laisse happer par eux, par leurs systèmes distributeurs de dopamine éphémère, qui le rend si addictif !
Le repli est parfois la seule voie
Ce que montrent aujourd’hui clairement les neurosciences, c’est que 80 % des résolutions ne dépassent pas six semaines. Non pas par manque de volonté — contrairement à ce que l’on croit — mais parce qu’elles reposent souvent sur une motivation dite extrinsèque : les injonctions que l’on se donne les “je dois”, les objectif à 6 mois – 1 an, la contrainte ou la pression.
Or cette motivation-là aide à choisir un projet… mais elle ne soutient pas la persévérance.
Ce qui transforme réellement, dans la durée, c’est la motivation intrinsèque : le plaisir, l’intérêt, la satisfaction ressentie sur le chemin, ici et maintenant. Le cerveau limbique, les circuits de la récompense, ont besoin de sécurité, de plaisir et de petits pas pour rester engagés. Pas de perfection. Pas de violence envers soi.
Aussi, « Le repli est parfois la seule voie permettant de récupérer ses forces avant de se remettre en piste. … (il) donne l’opportunité de penser autrement. Il accompagne et prépare une nouvelle version de soi-même. … sur le moment, le repli qui met à l’abri est juste intolérable pour l’ego. … se replier et faire du surplace permet de se retrouver, puis de laisser venir. …. Imposé ou choisi, ce processus, comme une détoxification, n’est ni facile ni confortable. »
24 mois de tri où je suis allée visiter failles, blessures, j’ai traversé de nombreux moments d’inconfort : des moments de doute, de découragement, de colère, de solitude, d’inquiétude, … et j’ai reconnecté avec la joie simple de la vie.
Une reconnexion à soi et à ces émotions corporelles qui m’ont permis de découvrir une certaine force dans ma vulnérabilité.
Connaissance de soi et Analyse de la pratique
24 mois de pratique et d’expérimentation de l’Equicie (Coaching avec l’accompagnement d’un cheval, sans cogitation), de la formation à l’Analyse de la Pratique, avec une femme authentique & géniale de pertinence. Un immense merci du cœur à Agnès Simon, qui m’a aidé à décrypter finement ce qui se jouait en moi, sans langue de bois ni blabla mental, pour me permettre de changer ma posture.
Bref j’ai pu mesurer le temps retrouvé pour réaliser — en conscience — les actes simples de la vie, et goûter la joie de l’« être ».
Avant de vouloir « (re) Faire » je me suis offert ce temps (un luxe dans ce monde au rapport de la rentabilité, et au gain du temps). Au début un peu forcée je dois l’admettre, et au fil du temps j’ai gouté ce plaisir d’observer, de regarder le monde, d’accueillir les émotions, de kiffer ces petits moments simples de la vie.
Le respect de soi
J’ai clôturé un long cycle, fais de la place pour la suite, et, avec beaucoup de douceur, je me suis simplement interrogée (bien que je vive d’un métier passion) sur :
- Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi, au-delà des attentes extérieures ?
- À quoi ressemblerait une vie dans laquelle je me respecte profondément ?
- Qu’est-ce que mon corps essaie de te dire aujourd’hui, si je m’écoute vraiment ?
Et puis j’ai essayé de le transposer dans l’ici et le maintenant :
Quelle est la plus petite action possible, ce mois-ci, pour initier le mouvement et le changement ?
Une seule. Facile. Répétable. Presque évidente. A telle point qu’elle semble ridicule. Parce que je suis intimement convaincue que ces gestes minuscules, nourris de plaisir et de sens, créent les transformations les plus profondes.
Eclosion de printemps
Février sera donc ma sortie d’un long silence, et l’émergence de cette envie d’ouvrir de nouvelles « portes » (tout lien avec le champ lexical de la maison et de la décoration n’est pas fortuit !) sur des propositions d’accompagnement élargies à partir d’avril.
Alors pourquoi ai-je décidé de reprendre les écrits ?
Plus que me questionner et philosopher avec vous, c’est pour vous expliquer ma nouvelle approche de l’accompagnement de l’être (humain), en plus de celui de l’intérieur de vos maisons !
Et oui, l’homme/femme et son lieu de vie et/ou de travail sont en « reliance », et nous allons, ensemble, au travers de mes prochains billets sur ce blog, approfondir cela.
J’espère que cette lecture vous a permis de prendre quelques minutes pour vous interroger avec moi, et déclenchera peut être une envie de micro-changement.
Amélie.
PS : l’acte de vous écrire fait parti du processus de transition.
